Les furtifs de Alain Damasio

Hellow tout le monde,

Me revoici pour vous parler de ma dernière lecture. Il s’agit du roman de science-fiction Les furtifs de Alain Damasio, paru aux éditions La Volte.

Je l’ai lu dans le cadre du Prix imaginales des bibliothécaires pour lequel 5 livres de fantasy ou science-fiction, de langue française, concourent afin d’être l’élu des bibliothécaires (j’en suis une dans la vie! ☺). Le festival est annulé, mais le vote est bien maintenu.

Le pitch

Cette histoire nous plonge dans un univers futuriste où les géants de l’industrie et les marques ont racheté les villes de France. Dans ce futur, chaque habitant est pisté, tracé, suivi au moyen d’une bague. Toute la vie quotidienne est aménagée en fonction de l’obéissance aux politiques du gouvernement mis en place et vous pouvez jouir d’avantages si vous vous pliez aux règles.

Dans l’Orange (ville du sud de la France) du futur (possédé par…Orange !), Lorca Varèse est un sociologue réputé, qui s’est engagé dans une branche secrète de l’armée s’employant à chasser des furtifs. Des êtres mystérieux qui mutent, s’approprient l’espace et les objets autour d’eux et qu’on ne peut voir à l’œil nu. Derrière cet enrôlement se cache le désir de Lorca de retrouver sa fille disparue, Tishka. Lorca suspecte, en effet, qu’un furtif soit mêlé à sa disparition soudaine, quelques années plus tôt. Entouré de ses collègues chasseurs de furtifs, de son ex-compagne Sahar qui ne veut pas le croire, et d’un de ses amis opposé au régime, Lorca enquête et met tout en oeuvre pour retrouver sa fille.

Le plein de suspens et un engagement marqué

Avec une intrigue pareille, il est certain que le mystère qui entoure à la fois les furtifs et la disparition de Tishka nous tient en haleine. Les furtifs est un récit palpitant qui ne laisse aucune place à l’ennui. Même lorsque le mystère est levé, le roman ne perd aucun intérêt.

Ce roman est déroutant, dans un premier temps, de par sa narration. Une légende avec des symboles en début d’ouvrage vous indique dans le paragraphe « qui parle » et si vous n’êtes pas attentif, vous pouvez changer de narrateur sans vous en rendre compte. Une fois qu’on est habitué, la lecture devient plus fluide et facile mais dans un premier temps, je devais retourner à la légende toutes les deux minutes. Ses narrateurs, tous les personnages principaux, sont très attachants. Le style d’écriture change donc à chaque personnage et c’est un vrai exercice de style qu’a relevé Alain Damasio avec brio.

Tout en étant dans un univers futuriste, ce roman reste pourtant très réaliste. Il déborde d’imagination mais est hyper plausible. Un vrai récit anticipatif qui utilise la fiction pour nous faire passer des messages importants au présent quant à l’utilisation des technologies et ses dérives, quant aux dommages infligés à la planète et aux êtres vivants.

Je regretterai peut-être quelques paragraphes consacrés au « langage » un peu alambiqués et complexes qui m’ont demandé un maximum de concentration pour choper les tenants et aboutissants.

À part cela, on fait le plein d’aventures, on est pris dans une histoire intense au niveau des émotions !

On peut couper en deux un arbre qui a fait pousser ses bourgeons et ses feuilles deux cent cinquante printemps de suite avec une tronçonneuse à essence et en huit minutes. On peut abattre un jaguar qui court à 90 km/h dans une savane en un dixième de seconde et avec une seule balle. Qu’est-ce que ça prouve de nous ? Qu’on sait stopper le mouvement ? Qu’à défaut d’être vivants, nous voudrions nous prouver qu’on sait donner la mort ?

C’est le mot qui décrit le mieux ce roman : intense. Et il est certain qu’il m’a marqué et que je m’en souviendrai dans longtemps ! Ce n’est pas le genre de romans qu’on lit et qu’on oublie aussitôt.

Je ne connaissais pas Alain Damasio et j’ai fait une belle découverte ! C’est tout naturellement que je conseille donc chaudement cette lecture ☺

3 Comments

  • Justine 4 mai 2020 at 18 h 29 min

    Super chronique!
    La Horde du Contrevent est l’un de mes livres préférés, si ce n’est mon préféré de tous les temps. Pourtant, je ne me suis toujours pas lancée dans Les Furtifs malgré tous les bons échos. Ton avis me donne une nouvelle fois envie de réparer mon erreur un de ces quatre!

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    • Hellow Submarine 6 mai 2020 at 10 h 52 min

      En tout cas, j’ajoute La Horde du Contrevent dans mes notes 😀

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  • Mers mortes d’Aurélie Wellenstein : une lecture mitigée – Hellow Submarine 12 mai 2020 at 13 h 21 min

    […] Je viens vous parler de ma dernière lecture, lue dans le cadre des Imaginales, comme pour Les Furtifs d’Alain Damasio. […]

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